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Chiffrage de travaux : les erreurs à éviter

Chiffrage de travaux : les erreurs à éviter

10 janvier 2024 - Chiffrage des travaux

Chiffrage travaux

Le chiffrage des travaux est une étape cruciale dans le domaine du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Or, au moment d’estimer le coût global d’un projet de construction, de rénovation ou d’aménagement, certains écueils doivent être évités. Destiné aux professionnels du BTP, cet article présente les principales erreurs à éviter au moment d’estimer le montant d’un chantier.

I - Sous-estimer les besoins en matériaux et en main-d’œuvre

Avant de chiffrer des travaux, il est essentiel de réaliser une analyse détaillée des besoins en matériaux et en main-d’œuvre. Cela implique avant tout de métrer correctement les quantités nécessaires et de tenir compte d’une part de chutes pour certaines fournitures.


Lors de l’analyse des matériaux, le professionnel doit aussi prendre en considération la qualité, la durabilité et la disponibilité des produits. Les matériaux de moindre qualité sont économiques à l’achat, mais peuvent entraîner des coûts supplémentaires ultérieurs en réparation ou remplacement.


Par ailleurs, l’évolution des prix des matériaux dans le temps doit être prise en compte, en particulier en période de forte fluctuation et lorsque les travaux ont lieu longtemps après la signature du devis. C’est pourquoi l’insertion d’une clause de révision des prix dans vos CGV est recommandée, clause dont l’existence devra être rappelée dans le devis.


En ce qui concerne la main-d’œuvre, il est essentiel de connaître le coût horaire des ouvriers qui interviendront (votre comptable pourra vous aider sur ce point) et les temps de mise en œuvre pour chaque type d’ouvrage.

II - Négliger les coûts indirects

Les coûts indirects sont des coûts qui ne sont pas directement liés à la réalisation des travaux, mais qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise ou du projet, notamment les frais généraux et les frais annexes.


Pour une entreprise du BTP, les frais généraux comprennent principalement :

  • Les coûts liés à l’occupation de vos locaux professionnels (loyers…)
  • les factures d’eau, de gaz, d’électricité, de téléphone et d’internet
  • Les dépenses liées à la location de matériel ou de véhicules nécessaires à l’activité
  • les coût de déplacements, comme le carburant, le péage, le stationnement, les transports en commun, les frais de restauration
  • les taxes et les impôts liés à l’activité professionnelle, comme les taxes foncières, les charges sociales et les impôts sur les sociétés
  • Les rémunérations des employés qui ne participent pas directement à la réalisation du chantier
  • Les frais de recours à des prestataires externes, tel qu’un expert-comptable
  • Les coûts de gestion : établissement des devis, des commandes et des factures

Il faut également prendre en compte les frais annexes existants :

  • Les assurances professionnelles : les artisans doivent souscrire à des assurances en responsabilité civile professionnelle, décennale, etc.
  • Les vêtements de travail et les équipements de sécurité
  • L’entretien, la maintenance et la réparation des équipements
  • L’évacuation des déchets
  • Les permis et autorisations : permis de construire, déclaration préalable de travaux, autorisation d’occupation du domaine public...
  • La logistique sur site : l’aménagement du chantier (barrières, signalisation), l’amenée des fluides (électricité, eau…), la location d’engins, etc.
  • Le matériel informatique et le petit outillage
  • Les coûts liés à la représentation marketing et commerciale : site web, plaquettes commerciales

Si les coûts indirects sont trop élevés, ils peuvent diminuer le bénéfice net ou même provoquer une perte. Pour éviter cette situation, il est important de bien identifier et calculer les coûts indirects liés au chantier et de les prendre en compte dans le devis.

III - Mal tenir compte des spécificités du projet

Chaque projet est unique, avec ses contraintes et ses particularités. Ainsi, en amont d’un chantier, l’artisan du BTP doit impérativement réaliser une visite sur site et vérifier un certain nombre de points, parmi lesquels :

  • Le périmètre du chantier : définir les limites du terrain, les zones à protéger et les contraintes environnementales
  • Analyser les plans et les spécifications : les plans architecturaux et techniques fournissent des informations essentielles sur la structure du bâtiment. Selon la situation et le type de projet, l’artisan peut avoir à examiner ces documents en détail
  • Le choix des matériaux à utiliser : choisir des matériaux adaptés aux conditions climatiques, géologiques, techniques et esthétiques du projet
  • Les équipements spécifiques à prévoir : outillage spécialisé, location d’engins…
  • Ne pas sous-estimer les délais : certains projets ont des échéances strictes, comme les travaux publics ou les rénovations pour des événements spécifiques.

IV - Oublier les imprévus

Tout chantier comporte son lot d’imprévus : conditions météorologiques défavorables, accidents sur le chantier, problèmes techniques, etc. Pour minimiser les risques, il est possible de :

  • Réaliser une inspection minutieuse du chantier avant de commencer les travaux pour identifier les problèmes potentiels (exemple : des tuyaux rouillés, des fils électriques défectueux, des structures endommagées…)
  • Prévoir une marge financière adaptée en allouant un pourcentage du budget global à la couverture des imprévus.
  • Commander les matériaux à l’avance pour éviter les retards de livraison
  • Privilégier des fournisseurs et des partenaires fiables
  • Avoir un fournisseur de secours en cas de rupture de stock de matériaux
  • Selon la nature du projet, surveiller les conditions météorologiques et planifier les travaux en conséquence
  • Établir une communication claire avec le client dès le départ et inclure des clauses dans le contrat pour gérer de manière équitable les changements en cours du projet
  • Former l’équipe ou se former soi-même sur les meilleures pratiques de sécurité et l’utilisation efficace des équipements de chantier

V - Commettre des erreurs sur les taux de TVA

Le taux de TVA applicable aux travaux de construction, de rénovation, ou d'amélioration varie en fonction de la nature des travaux et de certaines conditions spécifiques.


Le taux normal de TVA de 20% s’applique généralement pour tous travaux non éligibles à des taux réduits, comme :

  • la rénovation de logements construits il y a moins de 2 ans,
  • les extensions qui augmentent la surface habitable de plus de 10%,
  • les rénovations majeures qui comprennent le remplacement de plus de la moitié des structures principales (fondations, charpente, façades) ou de plus d’un tiers des éléments secondaires (comme les planchers, la plomberie, les installations électriques),
  • les travaux réalisés dans des espaces à usage professionnel, tels que les bureaux ou les hébergements touristiques,
  • la construction de piscines.

Le taux de TVA de 10% concerne les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement ou d’entretien, réalisés dans des logements achevés depuis plus de deux ans, à condition que ces travaux ne concourent pas à produire un bâtiment neuf. Ce taux s’applique aux :

  • travaux visant à améliorer l’habitat, autres que l’amélioration énergétique de l’habitat (exemple : refonte complète de la salle de bain),
  • travaux qui changent l’aspect ou la structure du logement sans en constituer un agrandissement (exemple : abattre une cloison pour agrandir une pièce, restaurer la façade d’une maison, remplacer les tuiles endommagées d’une toiture),
  • travaux habituels pour maintenir ou remettre en état d’usage un logement (exemple : refaire la peinture intérieure, réparer une fuite d’eau, remplacer une moquette).

Le taux de TVA à 5,5% est appliqué aux travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements comme :

  • l’isolation thermique (isolation des murs, des toitures, des planchers bas, des fenêtres),
  • l’installation ou le remplacement de systèmes de chauffage utilisant des énergies renouvelables (pompe à chaleur, chaudière à bois),
  • l’installation de panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques et de chauffe-eau solaire.

Retrouvez ici plus d’informations sur les différents taux de TVA.

VI - Ne pas utiliser ou mal choisir son logiciel de chiffrage et sa bibliothèque de prix travaux

Lorsqu’il s’agit de chiffrer des travaux dans le domaine du bâtiment, l’utilisation d’un logiciel de chiffrage travaux et d’une bibliothèque de prix travaux est fortement recommandée. Vous réduirez ainsi les risques suivants :


  • Le manque de précision : chiffrer manuellement sans l’aide d’un logiciel peut entraîner des erreurs de calcul au niveau des tarifs des matériaux et les temps de main d’œuvre. Une bibliothèque de prix actualisée garantit une estimation plus précise.
  • La perte de temps : le chiffrage manuel est chronophage. Rechercher les prix, effectuer les calculs et rédiger les devis prend beaucoup plus de temps que d’utiliser un logiciel BTP dédié. Le temps économisé peut être investi dans d’autres aspects du projet.
  • L’oubli d’éléments : sans bibliothèque de prix, il est facile d’oublier certains éléments dans le chiffrage, comme les frais annexes ou les spécificités du projet.
  • La difficulté à suivre l’évolution des prix des matériaux sur le marché : un logiciel du bâtiment avec une base de prix intégrée reçoit généralement des mises à jour régulière.
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